(In)dépendance des médias

CONTEXTE

Même si les journalistes ont une conscience citoyenne et démocratique, ils sont souvent soumis à une forte précarité du métier et à un marketing éditorial. Les logiques économiques qui réduisent de plus en plus l’information à sa seule valeur marchande ne sont pas sans effet sur le rôle des médias et le traitement de l’information. Elles font
aujourd’hui peser sur les rédactions de nouveaux critères, érigés en « dogmes médiatiques », sur ce que doit être une information pertinente au  regard des objectifs de rentabilité, de concurrence et de profit : “faitdiversification”, “l’infotainement” (information-spectacle), “peopolisation” des questions politiques, …

PISTES DE DÉBATS

• Les médias ont-ils une influence politique ou est-ce les politiques qui ont une influence médiatique ?
• Les médias dominants remplissent-ils suffisamment leur fonction démocratique de contre-pouvoir ?
• Est-il possible (pour un média) d’accepter la publicité sans la subir ?
• Patrons de presse, monde politique, rédac chef, journalistes, public, à qui la faute ?
• Les médias du tiers secteur (associatif et non-marchand) constituent-ils une alternative réelle?

POUR ALLER PLUS LOIN

• Benjamin Dormann, Ils ont acheté la presse, Jean Picollec, 2012, 344 pages.
• Serge Halimi, Les nouveaux chiens de garde, Liber, coll. Raison d’agir, 2005, 155 pages.
• Noam Chomsky, Edward Hermann, La fabrication du consentement : De la propagande médiatique en démocratie, Agone, coll. Contre-feux, 2008, 653 pages.
Réinventer les médias – L’industrie médiatique et ses alternatives, Les renseignements généreux, Mars 2008 > Lien

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