CONTEXTE
Que ce soit en Syrie, à Gaza ou au Yémen, certains journalistes, reporters de guerre, risquent parfois leur vie pour rendre compte des dures réalités dont ils sont les témoins. Le journaliste est alors la conscience morale de l’opinion publique en exposant des faits susceptibles d’aider le public à accéder à la vérité. Si les médias sont garants d’un droit fondamental, à savoir le droit à l’information, il convient aussi de l’exercer avec responsabilité. Selon le code de déontologie journalistique, les journalistes se doivent de diffuser des informations vérifiées ; recueillir et diffuser les informations de manière indépendante ; agir loyalement; respecter les droits des personnes. Toutefois, le droit à l’information peut parfois rimer avec imprudence, comme en témoigne la couverture des récents attentats. BFMTV, entre autres, s’est vu reprocher d’avoir évoqué à l’antenne la présence d’une femme cachée dans la chambre froide du magasin de l’Hyper Cacher, alors que la prise d’otages était encore en cours. Le CSA français s’est emparé de ces dérives déontologiques.
PISTES DE DÉBATS
• Est-ce parfois le rôle des médias d’être des auxiliaires de police ?
• Y a-t-il des exceptions qui autoriseraient à déroger à la déontologie journalistique ?
• Comment sanctionner les manquements à la déontologie journalistique ?
• Quels risques peuvent/doivent prendre les journalistes pour eux-mêmes et pour les autres ?
POUR ALLER PLUS LOIN
• Dossier : Attentats, les enfants gâtés de l’info en continu, OJIM, Mars 2015 > Lien
• Conseil de Déontologie Journalistique (CDJ) > Lien
• Bill Kovach, Tom Rosenstiel, Principes du journalisme: Ce que les journalistes doivent savoir, ce que le public doit exiger, Folio, 2015, 384 pages.
• Eric Rohde, L’éthique du journalisme, Coll. Que sais-je ?, 2010, 128 pages.
