Constitution du jury citoyen louviérois pour le Festival Filmer à Tout Prix 2017

Un Jury de Citoyens décernera le “Prix du Regard Citoyen” à un film de la catégorie« Courts-Métrages Belges ». Ce Jury populaire est composé de citoyens qui se sont formés pendant deux mois à l’analyse cinématographique lors d’ateliers d’initiation au cinéma documentaire, avec l’accompagnement des équipes d’Éducation permanente du GSARA asbl. Ce projet est le fruit d’un partenariat entre le GSARA asbl, Article27 (Bruxelles et Wallonie), les Comités Culturels des CPAS de Berchem Saint-Agathe et Forest, le Service d’insertion Sociale du CPAS de Charleroi, le Centre Fedasil de Morlanwelz, le théâtre Riches Claires, le cinéma Stuart, le Centre Culturel de La Louvière, avec le soutien de la Région Wallonne et de la Fédération Wallonie-Bruxelles – Service d’Éducation permanente.

 

 

Dans le cadre du festival Filmer à Tout Prix, le gsara La Louvière organise un jury citoyen ouvert à tous :

Il s’agit de visionner 14 films documentaires et de remettre Le prix du jury citoyen à l’un de ces films.

  • Deux autres jury citoyens seront constituer à Charleroi et Molenbeek. Ces jurys se rencontreront à 3 reprises :
    à l’ouverture du festival à Bruxelles
  • Lors de la projection du 29 novembre au Stuart de La Louvière
  • Lors de la délibération pour remettre le Prix du jury citoyen et de la clôture à Bruxelles (cfr. horaires ci-dessous)

La participation à ces jurys citoyens est gratuite et ouverte à toutes personnes de 18 ans et plus.

Afin de permettre à tous de participer il est possible de faire partie soit d’un groupe du jour
(attention 3 soirées communes cfr.Horaires ci-dessous) , soit d’un groupe du soir.

Horaires des 2 groupes louvièrois :

groupe du jour :

07 novembre à 13h (au GSARA LA Louvière : salle de projection )
09 novembre à 13h (au GSARA LA Louvière : salle de projection )
16 novembre à 13h (au GSARA LA Louvière : salle de projection )
23 novembre à 18h départ pour l’ouverture du festival à Bruxelles : prévoir toute la soirée
28 novembre à 13h (au GSARA LA Louvière : salle de projection )
29 novembre à 19h au CINEMA LE STUART de La Louvière
02 décembre à 14h départ pour la délibération du jury et la clôture du festival à Bruxelles : prévoir toute la soirée

OU

groupe du soir :

07 novembre à 19h (au GSARA LA Louvière : salle de projection )
09 novembre à 19h (au GSARA LA Louvière : salle de projection )
16 novembre à 19h (au GSARA LA Louvière : salle de projection )
23 novembre à 18h départ pour l’ouverture du festival à Bruxelles : prévoir toute la soirée
28 novembre à 19h (au GSARA LA Louvière : salle de projection )
29 novembre à 19h au CINEMA LE STUART de La Louvière
30 novembre à 19h (au GSARA LA Louvière : salle de projection )
02 décembre à 14h départ pour la délibération du jury et la clôture du festival à Bruxelles : prévoir toute la soirée

Il sera possible dans le cas d’une indisponibilité de basculer momentanément d’un groupe à l’autre car les films programmés en journée et en soirée seront les mêmes pour les séances d’un jour donné.

Les séances organisées étant limitées à 15 personnes (limitation suite à la taille de la salle de projection), pouvez-vous me confirmer votre participation au jury citoyen par mail en précisant le groupe (jour/soir) : marc.cerfontaine@gsara.be

Au plaisir de vous retrouver pour cette nouvelle aventure

 

Les films en compétition:

“Tout ce que tu filmes maintenant aura disparu dans quelques années”. Le temps d’un court-métrage, des cinéastes, souvent jeunes, tentent d’attraper le temps avant que celui-ci ne s’enfuie ou ne se perde totalement. Les derniers gestes des marins d’Ostende, les derniers instants du sculpteur dans son atelier avant déménagement. Mais aussi l’attente, le temps long. Celui de l’amant qui tarde à revenir, prisonnier des glaces. Celui des vacances de Pâques, qui s’écoule lentement dans la campagne wallonne. Le temps déposé en strates géologiques sur le Mont Meggido en Israël, où les touristes viennent attendre le début de la Fin des temps. Mais on ne travaille pas le temps sans s’attaquer à l’espace. L’espace ici est circonscrit, réduit, fermé. Les maisons flamandes barricadées contre l’ennemi intérieur. Les chenils polonais contre les chiens de la rue. Les prisons bruxelloises résonnent des cris des corps enfermés. Le cinéma ici met à jour des systèmes d’exclusion, de catégorisation, de prévention – jusqu’à la paranoïa délirante. Le temps d’un court-métrage, le cinéma oppose enfin l’ironie, l’humour sur fond vert, le café à l’aube avec un vieil ami révolutionnaire, l’air du large.

 

/// Angelika //
Léopold Legrand – 2016 – 14’ – BELGIQUE- ST FR/EN
Angelika a probablement vu trop de choses pour une enfant de 7 ans. Pourtant, sans jamais se plaindre, elle avance déterminée et courageuse. Entre le foyer où elle vit désormais et le chenil où elle va rendre visite au chien de la famille, elle marche la tête haute et le coeur gros.

/// Armageddon Valley //
Emmanuel Van der Auwera – 2015 – 20’ -BELGIQUE – EN – ST FR – Première mondiale
Aujourd’hui en Israël, il existe un lieu mythique où, selon l’Écriture, la fin du monde se produira. Les pèlerins se promènent sur le site à la recherche d’indices pour répondre à leurs questions et transmettre leur propre perception de cette terre contestée.

// Corps //
Benjamin d’Aoust – 2016 – 16’ – BELGIQUE – FR – ST EN
Les murs d’une prison. Les voix, les cris des prisonniers échappent à la litanie des jours…

// Dynamite et longues jumelles //
Anne Feuillère – 2017 – 26’ – BELGIQUE – FR – ST EN – Première belge
Noël Godin (entarteur cinéphage), Philippe Simon (cinéaste voyageur), une cuisine. Et cette question : comment ruiner ce vieux
monde morose ? A coup d’attentats pâtissiers, de serrures bouchées, de communes enflammées… Mais avant tout, à force de joies et d’amitiés.

// Fragilité de la verticale //
Rébecca Fruitman – 2016 – 22’ – BELGIQUE – ST EN – Première belge
Printemps 2015, Gérald Dederen dispose d’un an pour quitter l’espace de travail qu’il occupe depuis bientôt trente ans.
Ce déménagement, vécu comme un départ, une rupture, devient prétexte à la rencontre d’un lieu incarné par une personnalité du paysage artistique belge, à un questionnement quant au devenir des oeuvres que l’on crée et aux matériaux que l’on accumule dans le cadre d’une pratique artistique.

// Heimat / HOMELAND //
Sam Peeters – 2016 – 14’ – BELGIQUE – NL- ST FR/EN
Le populisme de droite se répand dans l’Europe occidentale comme une traînée de poudre. C’est très populaire dans les quartiers
tranquilles et blancs où les gens sont protégés de cultures et de styles de vie différents. Dans ce documentaire sans scénario, Sam Peeters dépeint une caricature ironique de la vie dans la banlieue flamande, reflétant le zeitgeist européen actuel.

// Je suis un monstre //
Tanguy De Donder – 2017 – 17’ – BELGIQUE – ST EN
Est-ce un souvenir ? Un cauchemar ? Une image, un son d’un autre temps ? Un homme inconnu raconte l’histoire de la vie passée d’une femme.Cependant il ne lui reste plus que les crépitements d’une cigarette, le vent dans les feuilles et le brouhaha de la ville
de Liège.

// L’Immense Retour (Romance) //
Manon Coubia – 2016 – 14’ – BELGIQUE/ FRANCE – FR – ST EN
Assise au bord de la faille béante, elle a attendu longtemps, trop longtemps que la montagne lui rende son amant prisonnier des glaces.

// Mackenzy //
Paloma Sermon-Daï – 2016 – 20’ – BELGIQUE – ST EN
C’est un début de vacances de printemps morose pour Makenzy, il erre sans but et observe les habitants de son village. Sa journée prend une tournure plus joviale lors d’une promenade avec sa soeur en pleine nature. La nuit tombe en musique, les deux enfants rigolent jusqu’à l’essoufflement en oubliant la réalité de leur quotidien et la fin des vacances qui approche.

// Nettoyer Schaerbeek //
Farah Kassem – 2017 – 19’ – BELGIQUE/LIBAN – ST EN
Suite aux attentats de Paris en novembre 2015, le ministre de l’intérieur belge a étendu le seuil d’alerte à l’échelle nationale. Dans  l’une de ses interviews, il annonce qu’il veut « nettoyer » Molenbeek, une commune de Bruxelles récemment liée à l’extrémisme islamique. Pendant ce temps-là, une habitante de la commune de Schaerbeek (Bruxelles) remarque des événements inhabituels qui se produisent devant sa fenêtre. Elle décide de prévenir les autorités.

// Oosteroever //
Quinten Wyns – 2017 – 23’ – BELGIQUE – ST EN
Oosteroever est un portrait court et documentaire sur Marnix Verleene, un pêcheur à Ostende. Le film se situe à la fois en mer et à terre, et décrit une image du quartier Oosteroever à travers un regard poétique sur la vie de Marnix. Le quartier Oosteroever, c’est le quartier à Ostende où les pêcheurs demeurent : ils tissent leurs filets de pêche, ils jouent aux cartes et ils s’ennuient. À présent ce quartier est en état de démolition : de grands bâtiments blancs d’habitation sont en construction. Oosteroever reflète cet assemblage fragmenté dans sa forme : à terre, la vie de Marnix est jouée par lui-même et ses confrères ; en mer, on regarde plus indirect, à travers des ombres, des silhouettes et des réflexions à comment la vie continue.

// Saints’Game //
Amélie Derlon Cordina – 2017 – 50’ – BELGIQUE – ST FR/EN – Première belge
Le film débute à l’image – et a débuté dans son processus – par ma propre obsession pour les représentations iconiques, plus  particulièrement celles des saints chrétiens. Au détour de ce travail, alors que les acteurs rejouent (miment) des scènes symbolisant des
saints, je les questionne sur leurs tentatives et volontés de rupture avec leur propre héritage culturel et religieux. Assez rapidement dans la dramaturgie du film, il apparaît que chaque acteur est un immigré : une Palestinienne, un Daghestanais, un Islandais et une Française. Chacun vient d’un milieu culturel et religieux différent, n’ayant pas forcément de familiarité avec les représentations chrétiennes. Il est question, non pas de confronter nos héritages mais de partager nos tentatives et volontés respectives de nous  éloigner, au propre comme au figuré, de ce dont nous sommes issus. Nous parlerons, dans ce film, d’Images au sens le plus large : mémoire visuelle, religieuse, sociale et même politique, notamment pour ceux qui ont connu la guerre comme deux des trois personnages centraux. Nous reviendrons sur ces images et ces gestes qui nous ont marqués, et dont nous sommes devenus l’expérience et la trace. Tout se déroule à Bruxelles. Cette précision géographique fait sens. Cette ville, capitale européenne et multiculturelle fabrique peut-être mieux qu’ailleurs un déshéritage imparfait qui conduit à l’errance. Bruxelles est un symbole de modernité, une ville d’errants culturels, une ville d’étrangers.

// Si tu me poses la question //
Siham Bouzerda – 2017 – 21’ – BELGIQUE – ST EN
Les attentats se rapprochent et les conséquences se multiplient, je me garde de communiquer mes sentiments mais qu’en est-il de
mes proches ? Quand je pose des questions à mes parents sur la Belgique qu’ils ont connue, je n’ai pas seulement l’impression que c’était une autre époque, j’ai l’impression que c’était un autre pays.

// Ulysse //
Guérin van de Vorst – 2014 – 21’ – BELGIQUE – FR – ST EN
J’ai connu Ulysse quand j’étais enfant. C’était un gars populaire de mon quartier que j’admirais pour sa beauté et son charisme. On a été copains puis on s’est perdu de vue. Le jour où je l’ai revu, j’ai eu envie de renouer et de faire un film avec lui.