1. Module Infos croisées

-Pour les personnes intimidées par la technique ou personnes émotives qui réagissent à tout ce qu’on peut voir passer sur un mur FB…

-Proposé en 1 ou 5 demi-journées

Le Gsara est actif dans le secteur de l’éducation aux et par les médias depuis plus de 40 ans. Mais l’arrivée des Internets a bouleversé les acteurs et la chronologie des médias. On assiste petit-à-petit à un  délitement de la presse traditionnelle et via des canaux d’expression inédits, tout-le-monde écrit, tout-le-monde parle. Au milieu de ce brouhaha, il est de plus en plus malaisé de se construire une opinion personnelle sur base de ce que l’on lit, entend ou voiyons sur nos écrans…. C’est un constat que même les plus aguerris émettent.

Aujourd’hui plus qu’hier, les fondamentaux de l’éducation aux médias sont indispensables  :

– Croiser les informations
– Remonter à la source
– Détecter les canulars et les rumeurs
– Faire le tri entre l’info et l’intox

Une démarche qui s’effectue dans un contexte digital avec de nouveaux outils . Une réflexion qui se construit plus prudemment et dans un rapport aux « institutions » fort dégradé.

Enjeux

Aujourd’hui, l’information et la communication s’effectuent et se réinventent dans de nouveaux usages à un rythme très soutenu, impactant d’autres champs de nos vies et de nos institutions. Ces nouveaux usages modifient également notre façon d’être, d’envisager aujourd’hui et demain. L’enjeu pour nos sociétés pluralistes est avant tout d’épouser ces nouveaux possibles, ces nouveaux styles de vie; tout en préservant structurellement au citoyen ses droits et ses libertés. C’est donc au citoyen critique que revient le privilège de délimiter le périmètre de ses droits et devoirs dans le cyber-espace. Pour cela, il faut pouvoir se situer …..

Par l’illustration, la recherche en direct et le débat collectif, nous esquissons ensemble  une première carte du champ médiatique actuel en nous concentrant sur notre environnement et notre consommation propre.

Par la pratique du remix, de l’invention et de l’écriture, nous illustrerons les contraintes et caractéristiques de la forme médiatique employée en plaçant le participant dans la peau du producteur, du journaliste, du citoyen ….

Étapes d’animation

  • La presse écrite (imprimée et en ligne). état des lieux, alternatives.
  • Recherches sur internet : Les moteurs de recherches généralistes & spécialisés /
  • Hoax Buster : qu’est-ce qu’une fausse information ? Info ou intox, comment faire la différence ?
  • Humour et détournement. Remixer l’info.  dans le but d’être ……  [drôle – choquant – cru – décrié – aimé – détesté – élu – engagé – …. ]
  • La netiquette n’est pas ringarde : s’informer et communiquer sur internet et les réseaux sociaux : avantages, risques, règles de prudence.

 

En pratique

Nous proposons des modules courts (1 journée) qui permettent de couvrir ces différents aspects de manière rapide et ludique. Toutefois, si vous désirez faire les choses en profondeur pour un effet plus durable sur votre public, prévoir une séance d’une demi-journée pour chacun de ces 5 étapes est idéal.

Sur une journée

La matinée est consacrée à s’informer, à présenter les différents concepts évoqués ci-dessus. L’après-midi est consacrée à un travail pratique, à savoir remixer une ou plusieurs informations dans un but précis et avec une forme qui correspond à cette intention. Chaque participants conçoit sa « Fake/Real-News » . Et nous verrons notamment que les codes stylistiques sont légions…


Sur 5 séances d’une demi-journée

Chaque étape évoquée ci-dessus est décortiquée, analysée, illustrée puis re-composée collectivement de manière fantaisiste.

La formule longue permet d’inclure de vrais temps de débats et de prendre en compte les apports de chacun sur le sujet. Nous construisons ainsi un véritable savoir collectif et populaire à propos de la toile et de ses usages.

Chaque chapitre fera l’objet d’un exercice d’expression : inventer son titre de presse idéal, le JT que je kifferai, la fausse-nouvelle qui sauve le monde, le troll en moi , ….

Chaque fois, nous-nous interrogerons également sur la manière dont nous recevons/commentons/relayons (ou pas) ces infos. Nous prendrons le temps de mettre en parallèle la forme de diffusion et le ressenti lors de la réception d’une nouvelle.