Marchiennoïde Reconversion

 

Marchienne-Au-Pont, 2035. Les machines travaillent sans relâche. Jusqu’à ce que tout bascule…

affiche_Marchiennoide_reconversion

Groupe « Motive-moi, parraine-moi_2014 » de la Mirec

  • Genevieve
  • Catherine
  • Williams
  • Thierry
  • Frans
  • Sebastian
  • Laurie

 

Nos objectifs en tant qu’animateurs étaient fixés à l’avance :

  • Travailler sur la confiance en soi et sur l’expression verbale et corporelle.
  • Poser un regard critique sur sa situation individuelle de demandeurs d’emploi.
  • Construire une démarche collective d’expression en relation avec la problématique de l’emploi et du travail en général.

Nous avons donc échangé sur tout cela : les conditions du stage, la vie au boulot, la vie à la maison, la place que la société (ne) nous réserve (plus)… Défrichant le champ des possibilités qui s’offrent à nous en tant que travailleurs, en tant que citoyens, nous nous sommes projetés dans l’avenir et avons conjugué cette réflexion socio-économique avec une réflexion audio-visuelle ( que peut-on envisager de transmettre en vidéo en 5 jours de travail ?).

Les éléments qui sont ressortis des discussions et furent retenus pour figurer dans les réalisations furent les suivants :

  • Une tragique inéluctabilité de l’évolution du monde du travail. Il semblait logique pour tout le monde que si l’on construit des robots pour remplacer des humains, il n’y ait bientôt plus de travail pour ces derniers. Et que logiquement libéré de son labeur, l’homme, oisif, pourra consacrer sa journée à d’autres tâches. Tellement d’ailleurs qu’il pourrait oublier les gestes de survie essentiels et devenir tout-à-fait dépendant de sa créature robotisée.
  • Le sentiment d’impuissance devant cet état de fait, l’inéluctabilité d’une entente entre une classe de travailleurs qui meure ( nous, les ouvriers, les petits employés) et une nouvelle classe de machines de plus en plus efficaces( nous avons volontairement gardé le terme « intelligentes» dans nos discussions) et économiquement rentables : « les robots »
  • Toutes ces dimensions se sont donc retrouvées dans un format court qui nous permettait d’oublier une narration soignée et les difficiles raccords entre les plans : la bande-annonce (trailer) nous a semblé un format idéal et néanmoins « parlant » pour porter notre histoire.

Deux jours ont été nécessaires à la réflexion et à l’élaboration du scénario. Trois jours ont été réservés pour le tournage. C’était très court et très ambitieux d’autant que notre storyboard comptait près d’une trentaine de plans !