Kino-Carolo – souvenirs d’une semaine de création cinématographique

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Alors que les photos du Kino 2015 circulent en tous sens sur les réseaux sociaux, alors que le compte vimeo du Kino-Kabaret-Carolo mange des Gigabytes colorés pour encore quelques semaines, alors que le blues post-opératoire disparait peu à peu chez les participants, il est temps pour le Gsara de faire le bilan de cette semaine folle qui s’est déroulée du 22 au 30 aout dernier.  ( note : un compte youtube existe également et pallie à la lenteur d’upload dispo sur vimeo )

( pour voir quelques photos sur FB : 1 / 2 / 3 / Kino Carolo Kabaret)

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« faire bien avec rien, faire mieux avec peu mais le faire maintenant !»

Telle est la devise des désormais célèbres festivals Kino Kabaret. Pour rappel il s’agit d’une sorte de rallye du cinéma au cours duquel tous les participants inscrits (45 pour cette première édition) se débrouillent pour tourner, monter et présenter un maximum de films (fixés à une durée max. de 6min. lors de ce Kino-Carolo) à la fin de la semaine.

L’urgence et l’improvisation mêlés à la fatigue font partie du cocktail. L’entraide et la débrouille en sont la base.

11938004_10207408163544925_5127961200759636017_n[1]P-O et ses extra-terrestres dans la salle de presse de l’hotel de police

Pour le Gsara-charleroi, contacté dès le mois d’avril comme partenaire-organisateur, les objectifs partagés étaient les suivants :

  • Soutien à la production de courts-métrages indépendants
  • Diffusion de courts métrages dans un but d’échange avec le public
  • Mise à disposition des méthodes, outils et services permettant une pratique artistique de l’audiovisuel
  • Favoriser les rencontres entre artistes émergents au niveau local, national et international
  • mêler public amateur et professionnel dans un processus de création et d’expression artistique

Outre cela, c’est encore pour la régionale l’occasion de faire de l’éducation aux médias poussée via la pratique. Pour le coup, au contact de ces différents passionnés de l’image, nous avons reçu autant de « leçons » que nous n’avons put en transmettre.

Il est bien-sûr sous-entendu ici que la réalisation de film de fiction amène inévitablement une réflexion critique sur l’image médiatique, sur la représentation de la société, de la ville, … mais aussi sur sa propre image puisque la plupart des participants ont été devant et derrière la caméra au cours de cette semaine.

Au final, le bilan est très positif : une première édition qui en appelle d’autres, des participants fatigués, heureux et solidaires. 26 films réalisés sur 9 jours !! Une expérience et une visibilité appréciable pour les artistes amateurs locaux. Une gratification et des idées neuves pour les participants « sans casquette ». Une occasion unique pour les réalisateurs semi-pro de pouvoir tourner leurs projets sans débourser une fortune, le matériel étant prêté par l’organisation et les comédiens se proposant de jouer gratuitement.

Pour l’image de la ville, une image dynamique et artistique et une mise en valeur audiovisuelle de ses récentes réalisations ( PS : si vous désirez savoir à quoi ressemble le nouvel hotel de Police de Charleroi, visionnez les films. Plus d’une vingtaine de scènes se déroulent dans les murs de la tour bleue)

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