6-Makers

Impressions 3D – Interventions artistiques – Réparations d’espace public

Tout comme dans la vie réelle, les internautes que sont les participants aux ateliers du Gsara, se mettent des barrières, des limites …. Le travail rémunéré online leur semble hors de portée, la compréhension de la technologie pour d’autres « savants », la politique et l’accès à la citoyenneté une farce….

Nous voulons montrer aux groupes qu’une forme de création et de citoyenneté est accessible via les réseaux également.

A partir du constat collégial que la ville de Marchienne est un chancre géant composé de friches industrielles, de chaussées défoncées, de logements abîmés : nous élaborons un processus de « réparation de l’espace public ». Une démarche à dimension citoyenne très concrète qui est plébiscitée par les participants, un peu à la manière de l’artiste Emmanuel Bayon.

Ce que rajoute la démarche du Gsara est la découverte de l’impression 3D, de ses possibilités infinies, de sa philosophie du partage, de sa volonté de s’affranchir des privatisations d’idées et autres brevets et copyright.  Cette communauté privilégie l’usage plutôt que la propriété   (une réflexion qui ne date pas d’hier : Campagne 2013 Copy-Party, oui-share, etc …) et c’est un changement de perspective qui interroge beaucoup ce public.

Le Gsara-Charleroi s’est en effet fixé l’objectif de défricher les enjeux citoyens qui naissent de nos pratiques numériques.

L’impression 3d est supportée par une communauté qui crée, copie, partage ses réalisations. Cette technologie est le symbole du passage d’une économie qui créait de la rareté à une économie qui tend vers l’abondance : couts de production dérisoire, non-respect des brevets et autres limitations obsolètes, partage à grande échelle,   ….

Cette dimension du partage en ligne qui s’oppose à la logique de la privatisation s’institutionnalise et s’impose « par le bas » au cœur des villes (fablab) et dans les administrations (opendatas).

 En abordant la production d’objets physiques via le partage numérique et en replaçant ces créations dans l’espace public, le projet touche et questionne beaucoup de choses. A travers cette technologies et d’autres (blockchain, IoT, cloud, p2p, …) ont peut repenser  de nombreux aspects de la société (industrie, énergie, communications, transports, administration, territoires, ….)

Ces nouvelles technologies numériques se déploient rapidement et constituent un enjeu majeur pour les droits citoyens. Elles créent de nouveaux espaces, de nouvelles communautés, de nouveaux droits et devoirs. Comme nous l’observons chaque jour depuis vingt ans avec le déploiement des réseaux Internets : premiers arrivés, premiers servis !

Les champs industriels et économiques sont et seront encore fortement impactés par la numérisation. Ils serait dommage de laisser les banques seules mettre la main sur ces écosystèmes en devenir ( voir par exemple ce qu’il se passe avec les blockchains en Belgique + idées citoyennes en gestation ou encore ces questionnements) Le projet se déroule au fil des idées d’interventions : repérage (en groupe) dans la ville, élections du projet, prise de mesure, dessins du plan, impression (au bureau du Gsara qui amène les objets petits à petits), placement- réparation, photographie et reporting.