Création d’une application Android MAI’tallurgie avec le groupe 6.PO

Nous animons régulièrement des ateliers multimédias avec de jeunes émargeants du CPAS. POur ce groupe qui se réuni à l’Espace Citoyen de Marchienne-au-pont ( groupe baptisé 6.PO pour : Service d’Insertion Sociale Porte Ouest), nous voulions démystifier les métiers et les compétences -actuellement très recherché des entreprises – nécessaires à la création d’applications mobiles. 

Plusieurs idées avaient été émises par le groupe. Nous avons entamé l’année 2018 avec l’ambition de recréer un Marchienne-miniature sur Minecraft et d’y conduire des expérience sociales et digitales. Malheureusement, l’infrastructure informatique vieillissante du CPAS de Charleroi nous a fait rebrousser chemin. C’est donc un peu dans l’urgence que nous avons entamé avec les groupe une initiation au codage d’application GSM.

Pour ce faire, nous avons utilisé les ressources pédagogiques mises à notre disposition par les gentils organisateurs de la Silicon Valley, Google en tête :

1: initiation à la logique des blocs avec Scratch

2 : résolution de cas mathématiques et visualisation du code Javascript généré par les blocs avec Blockly

3. prise en main et réalisation d’une application simple avec AppInventor

Dans ce contexte et avec des participants tout-à-fait débutants, le résultat est vraiment satisfaisant: MAItal App: pour tout savoir sur le festival!

Chacun à put se rendre compte qu’avec un peu d’étude, de la patience et un peu de travail, la création d’une application n’est pas réservée à une élite diplômée en mystérieux langages inaccessibles : aujourd’hui la technique des blocs permet à chacun de développer des applis tout-à-fait fonctionnelles. La plus-value, ce qui fait qu’une application rencontre du succès, c’est l’idée qu’il y a derrière. Il faut qu’elle soit claire, bien définie et surtout bonne! Qu’elle réponde à un besoin…. Nous avons bien phosphoré sur cet aspect des choses.

C’est ainsi que nous avons conçu l’application MAI’tallurgie pour les participants au Festival du même nom qui se déroule chaque année paire à Marchienne.

 

L’application est basée sur une carte, elle renseigne sur le programme du festival. Nous avons ajouté des infos pratiques concernant les transports et les places de parking gratuites à Marchienne et sur quelques points touristiques notables présents sur la carte.

Nous ne ferons pas de grand-messe sociologique dans cet article mais nous sommes de plus en plus convaincus que l’appropriation du langage et des outils propres à l’écriture digitale est essentielle à l’éducation aux médias dans son ensemble et plus globalement à une lutte contre les exclusions, particulièrement féroce depuis que chaque citoyen est placé individuellement derrière son périphérique connecté.

L’erreur serait de penser que derrière nos devices, une espèce de cerveau central nous balade d’injonctions administratives en tentations consuméristes et que tout cela ne serait qu’un seul système aveugle à rejeter en bloc. En vérité, le monde digital est à tout le monde et les personnes les moins gâtées dans la vie (« réelle ») ont un rôle majeur à y jouer. Et ce pour deux raisons simples : sur le réseau, un device en vaut un autre ( riche ou pauvre, on attend que le routeur nous envoie la vidéo demandée) et dans la vie « réelle », les personnes sans emploi ont plus de temps pour apprendre et pratiquer la création  digitale. Ils devraient donc y être sur-représentés.

Afin d’approfondir la question, vous pouvez débuter par ce court article de chercheurs Namurois : Fractures numériques, inégalités sociales et processus d’appropriation des innovations